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Expositions thématiques

Il est difficile d’évoquer en quelques lignes la littérature de la Nouvelle-Calédonie, si riche et si complexe.

Si elle a été souvent été d’ordre touristique, voire exotique, il existe toutefois une autre littérature plus authentique fondée d’une part sur l’oralité mélanésienne très ancienne (poésie, conte, légende, mythe..) et sur les signes (pétroglyphes, masques, bambous gravés), mais aussi sur les écrits des premiers explorateurs (le navigateur James Cook), colons, missionnaires (le père Lambert), militaires (Henri Rivière), scientifiques (le géologue Jules Garnier), ethnologues (le pasteur Maurice Leenhardt) ...

L’implantation du bagne ( soulignons l’importance de l’apport de Louise Michel, qui donne une voix, un souffle uniques à la littérature orale de la Nouvelle-Calédonie, dans ses Légendes et chansons de gestes canaques publiés en 1875) - et l’arrivée des travailleurs de nationalités multiples - (Austronésiens, Polynésiens, Néo-Hébridais, Réunionnais, Malabars et Indiens, Arabes, Japonais, Chinois, Tonkinois, Javanais ou autres), ont aussi contribué à enrichir cette littérature.

Le métissage culturel est en effet un élément fédérateur de la littérature calédonienne.

C’est après la Première Guerre Mondiale qu’elle prend son essor, avec les œuvres de Georges Baudoux et Jean Mariotti, visages marquants de l’époque.

F. Bogliolo*, auteur du livre « Paroles et Ecritures : Anthologie de la littérature néo-calédonienne » aux éditions du Cagou, parle d’âge classique.

A la fin des années cinquante, grâce au développement de l’école, on voit les premiers Mélanésiens accéder aux études secondaires, puis supérieures.

Certains vont apporter leur contribution à la littérature et devenir des « écrivains. On assiste alors à un intérêt renouvelé pour la littérature. Ils sentent la nécessité de s’emparer de l’écriture pour des textes en français ou en langues kanak. La littérature est un moyen authentique de proclamer leur existence.

Mélanésiens et Européens, aidés dans leurs paroles ou leurs écritures par les apports d’autres races et d’autres civilisations, ont contribué à la naissance d’une littérature singulière.

Associations d’auteurs (Associations des écrivains de Nouvelle-Calédonie ; Cercle des auteurs du Pacifique)

Salons du livre (Salon International du Livre Insulaire 2010 ; l’Océanie au salon du livre de Paris 2010)

Concours de contes, de poésies, de nouvelles, Ateliers d’écriture assurent une vitalité et une visibilité certaines à cette littérature aujourd’hui, grâce à la présence de lieux culturels phares à Nouméa comme :

Le Centre culturel Tjibaou, la Maison du Livre (ci-dessous)

centre culturel tjibaoumaison du livre nouméa

ou la bibliothèque Bernheim

 

On peut de même citer La maison de La Nouvelle-Calédonie à Paris, créée en 1989, au lendemain de la signature des Accords de Matignon. Elle symbolise la paix retrouvée en Nouvelle-Calédonie.

Je vous encourage à découvrir toutes ces richesses en cliquant sur les liens soulignés.

POUR EN SAVOIR PLUS :

► Sur la littérature calédonienne, voir rapport du Pr. Dominique Jouve (Centre de recherches Transcultures - Université de la Nouvelle-Calédonie )

► Sur la Nouvelle-Calédonie